juin 30 2010

Conclusion

Ce projet qu’on imaginait depuis un long moment est maintenant terminé. C’était vraiment magique ! Que de paysages, de rencontres, de souvenirs inoubliables… 5 mois c’était très bien, on aurait bien évidemment aimé plus, mais c’est avec plaisir que nous rentrons chez nous, retrouver nos familles, nos amis, nos collègues… ;)

Si nous devions changer une chose, on ajouterait un pays comme la Malaisie ou l’Indonésie. Le principe d’un pays par mois est une bonne idée mais il a ses limites avec des petits pays comme le Cambodge ou le Laos. On aurait pu gagner 15 jours pour aller voir les orangs-outans.

Merci à tous ceux qui nous ont suivis via le blog, merci pour vos mails et commentaires. Si vous avez une remarque ou une question concernant un pays, un parcours, notre budget  ou la préparation d’un tel projet… n’hésitez pas à nous contacter, on vous répondra avec plaisir.

A bientôt tout le monde !

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juin 28 2010

Bilan final – Nos top 3

Nos 3 pays préférés

Nos 3 « petites » villes préférées

Nos 3 paysages préférés

Nos 3 sites historiques préférés

Nos 3 sites paisibles préférés

Nos 3 moments forts

  • Echanges avec l’incroyable famille de Battambang (Cambodge)
  • Rencontre avec les enfants des rues de Katmandou avec APC (Népal)
  • Moments passés avec les petites filles de l’orphelinat de Hué (Vietnam)

Nos 3 pires moments

  • Notre état lamentable à cause de la giardiase lors du trek du Langtang et Gosainkund (Népal)
  • Nos 2 kilomètres de marche avec nos gros sacs et en pleine chaleur suite à l’arnaque du bus (Vietnam)
  • Trajet de 10h, entassés dans un mini-bus sur des routes infernales, pour nous rendre au trek (Népal)

Nos 3 rencontres préférées avec la faune

  • Face à face avec les rhinocéros du parc de Chitwan (Népal)
  • Découverte des calaos de Khao Yai (Thaïlande)
  • Ballade magique sur le Mékong au milieu des dauphins d’eau douce (Laos)
  • Et tous les chiens, chats, vaches, buffles, cochons, poules… rencontrés à chaque coin de rue
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juin 24 2010

Thaïlande – Parc national de Khao Yai

De retour pour la 4è et dernière fois en Thaïlande, nous avons dormi à Ubon Ratchathani en espérant faire un aller-retour le lendemain vers le temple de Prasat Khao Preah Viharn. Ce mystérieux sanctuaire, joyau de l’art khmer, est perché sur une colline sacrée et tourné vers Angkor. Il est sujet de discorde depuis des décennies entre le Cambodge et la Thaïlande car situé sur la frontière, chaque pays revendiquant sa propriété. Il est désormais acquis qu’il appartient au Cambodge mais on pouvait encore le visiter récemment depuis la Thaïlande. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et nous avons donc dû annuler nos plans…

Nous avons alors continué, avec 11h de bus catastrophique, vers le parc national de Khao Yai, classé par l’Unesco depuis 2005. Cette magnifique réserve de plus de 2000km², couverte par diverses catégories de forêt, abrite une faune riche et totalement sauvage. Il y a quelques sentiers de treks mais la majorité des visites se font… en voiture ! Et Oui ! Surprenant !

Comprenant qu’il était impossible de visiter correctement ce parc gigantesque par nos propres moyens, nous sommes partis avec 2 guides et un petit groupe sympathique. Nous avons sillonné le parc en pick-up et fait une petite randonnée d’un peu plus de 2h. Au final, nous avons vu des macaques rhésus, de nombreux gibbons aux champs magiques, deux scorpions et quelques cervidés. Deux moments inoubliables : l’observation d’une famille de 7 éléphants sauvages prenant leur bain dans une grande marre de boue au milieu des arbres et la découverte de la star des oiseaux du parc, le calao. Cet oiseau que nous avons longuement cherché est d’une beauté incroyable ! Enfin, lors de la marche, nous avons croisé quelques araignées surprenantes, un serpent se battant avec une grenouille, des fourmis et des thermites mais surtout énormément de sangsues…

En conclusion, nous sommes très contents d’avoir visité ce fabuleux parc accompagnés de deux formidables guides aux yeux affutés et amoureux de photos. Ils semblaient aussi heureux que nous à admirer et photographier ces animaux.

Et une petite nouveauté pour la fin, la vidéo d’un calao prise avec notre appareil photo.

Enfin, un petit mot pour le projet Kalaweit, mis en place pour venir en aide aux gibbons et siamangs captifs. Plus d’infos avec ce document ou directement sur le site de l’association : www.kalaweit.org.

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juin 20 2010

Laos – Bilan

Le Laos est un pays qui nous a séduits immédiatement, la nature est magnifique et la population est adorable. Les paysages sont incroyables, la campagne est encore assez sauvage et semble plutôt bien préservée même si nous avons pu observer, à plusieurs endroits, les dégâts de la déforestation. L’ambiance général est très agréable, c’est calme et reposant (il y a peu de circulation), et la population est très  accueillante. La seule chose qui manque au Laos, c’est un site historique d’intérêt majeur comme Bagan en Birmanie ou Angkor au Cambodge.

Lorsque l’on sait que Ventiane, petite ville tranquille, est la capitale du Laos, on comprend que le pays se développe tout doucement et que son activité économique tourne au ralentie. Il n’y a pas de comparaison possible avec ses voisins comme le Vietnam ou la Thaïlande.

Petit commentaire : comme nous avions déjà pu le constater en Thaïlande et au Cambodge, les personnes transsexes sont extrêmement bien intégrées dans la société au Laos. Elles travaillent comme tout le monde en tant que serveuses, hôtesses ou vendeuses. Un exemple de respect que nous ferions bien de suivre dans notre pays…

Nourriture

Comme au Cambodge, la nourriture est bonne mais assez peu diversifiée. Les deux spécialités que nous avons le plus appréciées sont le lap (émincés de viande avec de nombreuses herbes aromatiques laotiennes) et le poisson cuit dans une feuille de bananier.

Une des spécificités culinaires du Laos est certainement le riz gluant. Alors que nous mangions essentiellement du riz blanc cuit à la vapeur dans les autres pays, tous les laotiens mangent du riz gluant avec les doigts en le trempant dans différentes sauces. De plus nous avons eu des bonnes surprises comme les gaufres au lait de coco et les sandwichs. Ces derniers sont énormes et le pain est relativement bon (bien meilleur qu’au Vietnam et moins qu’en France bien évidemment). Les laotiens en mangent souvent, ils ne sont pas uniquement destinés aux touristes.

Seule déception au Laos : la qualité des fruits. En effet, on ne sait pas si c’est en raison de la fin de la saison sèche, mais les fruits étaient toujours abimés.

Enfin, deux choses à noter au niveau gustatif : les plantations de café dans le plateau des Bolovens et l’immanquable Beerlao. Cette bière, assez légère et plutôt bonne, est une fierté nationale et on voit des affiches dans tout le pays.

Transport

Le réseau routier est très inégal dans le pays. Nous avons eu de belles routes dans le sud mais des chemins absolument chaotiques dans le nord. Cependant, malgré les longues heures de trajet, nous avons à chaque fois pu observer de magnifiques paysages (surtout dans le nord et particulièrement entre Luang Prabang et Vientiane).

Au niveau des moyens de transport, nous avons souvent pris des mini-vans où l’on est toujours entassé, des taxis collectifs sous forme de tuk tuk géant qui sont beaucoup plus lents mais qui ont le mérite de nous laisser en plein air. Nous avons aussi beaucoup utilisé la moto pour les Bolovens ou le vélo en ville ou dans le sud sur les 4000 îles. Pour certains longs trajets, nous avons pris le bateau ou les bus plus ou moins confortables.

Météo

Comme très souvent depuis le début du voyage, nous avons eu extrêmement chaud sous ce grand ciel bleu. Cependant, nous avons subi le début de la mousson dans le nord du pays, à Luang Prabang et à Vientiane. Ces gros orages et ces pluies abondantes permettent de faire brutalement chuter la température ambiante et nous étions plutôt contents de les voir arriver.

Nous pensions que la mousson allait nous suivre dans le sud mais cela n’a pas été le cas. Dans le plateau des Bolovens où les paysages sont un peu plus vallonnés, nous avions quelques pluies en milieu d’après midi et il faisait donc assez frais juste après, mais pour le reste de nos étapes, nous avons eu que du beau temps.

Au final, nous n’avons jamais été dérangés à cause de la météo et nous avons dû mettre nos capes de pluie que 2 fois lors de notre parcours en moto.

Budget

Notre budget quotidien a quasiment été équivalent au Laos que pour le Cambodge et le Vietnam. Nous avons dépensé  868 euros en 27 jours soit 32 euros par jour tout compris pour 2 (visas, logements, transport, nourriture, excursion…). La nourriture nous est apparue un tout petit peu plus cher qu’au Vietnam  car l’offre des stands de rue est plus limitée, nous avons donc dû aller plus souvent  au restaurant. Le Laos étant notre dernier pays avant notre retour en France (sans compter la Thaïlande), nous avons voulu nous faire plaisir à plusieurs reprises en prenant des hôtels un peu plus chics (chic ne dépassant jamais 20 euros la nuit…).

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juin 19 2010

Laos – Les 4000 îles

De retour à Paksé après nos 5 jours de moto, nous sommes partis dans les îles du sud du Laos. Nous embarquons avec 15 locaux sur les bancs en bois à l’arrière d’un camion, les sacs de riz et les bagages sur le toit, les ananas et autres fleurs de bananiers entre les jambes et bien évidemment les 10 petits cochons dans un panier accroché à l’arrière…  C’est parti pour 140km et 2h30 de trajet à bord de ce super tuk-tuk. Préférant toujours faire les trajets avec les locaux, ce transport pittoresque, bien que poussiéreux, nous évite de prendre les mini-vans affrétés pour les touristes

Nous avons passé 5 jours sur l’île de Don Khône dans l’extrême sud du Laos, juste avant la frontière cambodgienne. A ce niveau, le Mékong se divise en de multiples bras pour former de nombreuses îles de différentes tailles, on appelle cette zone les « 4000 îles ».

L’île est agréable car extrêmement calme, surtout en ce moment car c’est la basse saison touristique, nous devons être entre 10 et 15 touristes sur l’île… Nous nous sommes promenés en vélo autour des îles de Don Khône et Don Det, toutes deux reliées par un petit pont construit par les français afin de franchir les obstacles du Mékong situés à ce niveau. La promenade est très agréable, la campagne est verte, il y a des rapides à observer, quelques vieilles maisons coloniales mais surtout des dauphins d’eau douce. Lors d’une sympathique sortie en pirogue, juste avant le couché du soleil, nous avons pu en observer plusieurs lorsqu’ils remontaient respirer. Le milieu du Mékong symbolise la frontière entre le Laos et le Cambodge et les dauphins se trouvaient du côté cambodgien. En donnant un petit pourboire d’un dollar au douanier cambodgien stationné sur la rive, nous avons pu franchir cette frontière virtuelle sans aucun problème pour venir mieux observer ces incroyables animaux. Moment inoubliable !

Les deux îles touristiques et surtout celle de Don Det, sont cependant mises à mal par la construction d’une multitude de bungalows entassés les uns sur les autres sans la moindre harmonie. De plus, tout au nord de Don Det, un tourisme particulier, à la recherche de bars, fiestas et shit semble se développer. Nous n’avons pas retrouvé ici la sérénité de Muang Ngoi.

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juin 14 2010

Laos – Plateau des Bolovens

Notre périple en moto s’est prolongé dans le plateau des Bolovens où nous avons passé 3 jours. Cette région est connue pour ses nombreuses chutes d’eau mais aussi pour son café, réputé de très grande qualité. C’est aussi la région la plus pauvre du Laos, et nous avons malheureusement pu le confirmer à chaque fois que nous traversions des villages.

Sur notre moto, nous avons parcouru 560km à la recherche des cascades, des plantations de café, des villages où nous devions faire escale… Nous avons pu découvrir une dizaine de cascades magnifiques, enfouies dans la nature. Certaines sont aménagées pour les touristes, d’autres sont encore assez difficiles d’accès. Nos trois préférées sont : Tad Fan, Tad Champee et Tad Yuang.

Sur la route comme sur les pistes de terre, nous sommes passés à proximité d’une multitude de villages où les gens vivent dans des conditions très difficiles. Mis à part pour dormir ou bien manger, nous ne souhaitions pas nous arrêter dans les villages, ne sachant pas quelle place prendre. Il est toujours délicat de pénétrer l’univers et l’intimité de ces gens sans pouvoir leur apporter quelque chose en retour. Nous en avons visité qu’un seul car un jeune homme parlant anglais et habitant ce lieu nous proposait de nous faire la visite. Nous avons pu en apprendre un peu plus sur cette communauté animiste, leurs sources de revenus, leurs traditions liées aux mariages ou aux sépultures.

Notre escapade à moto, à travers la très belle campagne laotienne, nous a complètement séduits et restera un moment fort de notre voyage au Laos.

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juin 11 2010

Laos – Champassak et ses alentours

A Paksé, deuxième plus grosse ville du Laos (qui ne présente pas d’intérêt), nous avons loué une moto pendant 5 jours  pour visiter Champassak, la réserve nationale de Xe Pian et le plateau des Bolovens.

Nous avons commencé par visiter Champassak  sur le bord du Mékong et le temple Wat Phou. Ce temple, classé par l’Unesco, est bien plus ancien que ceux du site d’Angkor au Cambodge malgré son style similaire. Comparé à Angkor, il est bien évident que ce site a un intérêt limité, il n’y a qu’un temple en ruine et quelques autres vestiges mais l’environnement est splendide. Il y a très peu de visiteurs (aucun même lors de notre passage), l’endroit est donc vierge de toute installation touristique. Le côté sauvage du site, son isolement et son atmosphère singulière nous donnerait presque l’impression d’être des explorateurs. Nous avons donc beaucoup apprécié le cadre et la sérénité de ce lieu.

Nous avons ensuite continué notre chemin en allant dans la réserve nationale de Xe Pian. C’est un endroit très joli car encore très sauvage. La  végétation est envahissante, seuls quelques chemins de terre nous permettent de pénétrer les lieux. De minuscules villages se sont installés au sein de cette forêt tropicale; encore à l’écart de tout, ils ont conservé toute leur authenticité. Nous avons dormi dans l’un deux, à Ban Papho, où une seule guesthouse est présente (il y en a 3 dans toute la réserve). Dans le village il n’y a rien à faire hormis vivre au rythme de la population locale et observer les paysages.

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juin 8 2010

Laos – Vientiane

Vientiane est la capitale du Laos mais n’a rien à voir avec les autres capitales d’Asie que nous avons vues lors de notre voyage. Elle est calme et encore à taille humaine. Il est agréable de se promener à pieds ou à vélo de temples en temples ou de marchés en marchés. Il y a beaucoup de temples dans le centre et bien qu’ils ne soient pas autant mis en valeur qu’à Luang Prabang, ils sont très colorés et fort agréables à contempler.

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juin 5 2010

Laos – Luang Prabang

Luang Prabang, ancienne capitale royale, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, se situe entre la ville musée et la ville touristique. Tous les touristes venant au Laos passent par ici mais lors de notre passage, saison très basse, il n’y avait que très peu d’animation et il était extrêmement agréable de se promener dans ces rues calmes. Cette ville horizontale est entourée de collines verdoyantes et de monts couverts de forêts tropicales. L’atmosphère y est si détendue que nous avons flâné 5 jours dans cette ville où la végétation est omniprésente. Un grand marché d’artisanat et de nombreux stands de nourriture bon marché destinés surtout aux touristes donnent un petit air de vacances.

Nous avons visité quelques beaux temples, le palais royal et assisté à l’aumône des bonzes à 5h30 du matin (reras). Lors de ce rituel, des dizaines de bonzes pieds nus, portant leur sébile en bandoulière et vêtus de leur robe safran, défilent dans la rue pour récupérer les dons offerts par quelques habitants. Cette tradition est culturellement intéressante, cependant nous l’observions quotidiennement en Birmanie sans que cela soit une attraction touristique comme ici.

Nous nous sommes enfin rendus en moto à la très belle cascade de Tad Kouang Si où nous avons pu nous baigner. Lors d’une promenade dans la forêt humide, j’ai pu faire la connaissance pour la première fois de ma vie, avec une jolie sangsue collée entre deux de mes orteils. Après l’avoir brulée avec un briquet, elle s’est détachée doucement laissant alors le sang jaillir. Il y a beaucoup de sang car les sangsues injectent un anticoagulant pour pomper plus facilement.

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mai 31 2010

Laos – Le Nord-Est

Le passage de la frontière entre le Vietnam et le Laos fut un moment extra-ordinaire. De Dien Bien Phu jusqu’au poste frontière vietnamien, nous avons eu le droit à une route en asphalte correcte, puis soudainement c’est la piste en terre… Avant d’arriver au poste laotien, on nous demande de descendre du bus et de terminer à pied car la piste est bloquée par d’énormes rochers. Après 20 minutes de marche entre les roches et les flaques de boue, nous voila à la frontière où les formalités pour obtenir notre visa ne posent aucun problème. Le bus et tous nos sacs arriveront par miracle plus de 2 heures après. Nous pouvons reprendre notre chemin sur une route chaotique à travers des paysages sensationnels. C’est beau mais c’est long (environ 7h), on est entassé, il fait très chaud et il n’y a bien évidemment pas de climatisation…

Nous arrivons finalement à Muang Khoua, village situé sur la rivière Nam Ou, un affluent majeur du Mékong, dans le nord-est du Laos. Cet endroit nous a immédiatement séduit. Le décor est splendide, village sur la rivière entouré de vertes montagnes, c’est petit et paisible, les gens sont souriants et accueillants. Après le Vietnam grouillant et bruyant, il ne nous en fallait pas tant pour adorer ce nouveau pays. Nous passerons 3 jours dans ce village à nous promener et à nous imprégner de la vie locale. Lors d’une belle promenade dans la forêt, nous nous sommes rendus dans un minuscule village où les enfants, en nous voyant arriver, se sont réfugiés dans leurs maisons et ont fermé les portes. Quel accueil ! ;) Il ne restait alors que le doyen du village, assis sur sa chaise, pour nous accueillir. Il nous a serré la main cordialement et nous a parlé et questionné dans sa langue. Sans ne rien comprendre et pour tenter d’avoir un semblant de discussion, nous répondions à notre tour en gesticulant et dans une langue totalement incompréhensible pour lui. La barrière de la langue est vraiment horrible dans ces moments là ! Nous sommes restés assis un petit moment à côté de ce monsieur, les enfants refaisant leur apparition doucement. Un beau village et une belle rencontre !

Nous étions les seuls touristes à Muang Khoua, le village étant juste un lieu de passage pour les voyageurs venant du Vietnam par ce poste frontière très peu fréquenté. La plupart du temps, les touristes enchainent directement avec un bus en direction d’une plus grosse ville comme Oudom Xai. Cependant, nous avions besoin de touristes pour nous permettre d’aller au village suivant en bateau car le trajet est très long et les locaux ne font pas (à 8 personnes le prix est de 10€/p, tous les deux 40€/p). Finalement, au bout de 3 jours, un batelier ayant besoin de se rendre dans le sud nous emmènera que tous les 2 pour un prix raisonnable. Sur le chemin, il s’arrêtera prendre des locaux avec leurs marchandises de riz, légumes ou encore des poules.

La descente de plus de 4 heures sur la rivière Nam Ou, à observer les montagnes enveloppées par une végétation luxuriante, est fantastique. Nous arrivons alors au village de Muang Ngoi, uniquement accessible par bateau. Ce village se résume à un unique chemin parallèle à la rivière. Ce petit coin de paradis, qui attire quelques touristes, est un exemple remarquable d’accueil touristique en concordance avec la vie locale et l’environnement. Ici, les gesthouses sont toutes en harmonie avec l’environnement (petits bungalows en bois plus ou moins confortables), les quelques restaurants proposent des plats locaux et les habitants n’ont pas complètement modifié leurs habitudes de vie avec l’arrivée des touristes (pas de vente de souvenirs, pas d’excursions dérangeantes dans les alentours). C’est donc dans un bungalow magnifique avec vue sur la rivière au milieu de la nature que nous passerons 3 nuits. Nous irons nous promener à pied dans la vallée environnante, découvrir une petite grotte, des rizières en cour d’irrigation et un minuscule village situé au milieu de nulle part où nous avons pu nous restaurer. La végétation est hallucinante, verte, abondante… ! De plus, lors de notre passage, il y avait des centaines de jolis papillons.

Nous finirons notre visite du nord du Laos par la visite de Nong Khiaw que nous avons aussi rejoint en bateau. Ce village, un peu plus facile d’accès reste pourtant très calme bien qu’un peu plus animé que Muang Khoua. Les paysages alentours sont toujours aussi sublimes même si le gros pont en béton qui rejoint les 2 berges nous gâche un peu le paysage depuis notre bungalow ;).

Vous l’avez compris, nous avons adoré notre entrée au Laos. Les paysages, les gens et la tranquillité nous ont complètement séduits.

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mai 27 2010

Vietnam – Bilan

Nous sommes restés un mois au Vietnam et nous n’avons pourtant pas arrêté, il y a beaucoup de chose à voir dans ce grand pays (plus de 1600km de long). Nous avons apprécié les très jolis sites historiques de Hoi An ou Hué, les magnifiques paysages offerts par les roches karstiques de la baie d’Along et de Ninh Binh (Tam Coc) ou enfin les superbes montagnes du nord. Le Vietnam possède clairement des lieux incroyables comme nous n’en avions jamais vus, cependant après un mois de présence, du sud au nord, nous pouvons dire que nous avons été déçus par un certain nombre de choses.

Autour des zones d’intérêt touristique, les constructions poussent de partout afin de pouvoir accueillir toujours plus de visiteurs. Tout ceci pour empocher toujours plus d’argent mais malheureusement cela se produit souvent au détriment des sites eux-mêmes et de l’environnement. Nous avons trouvé le pays tristement bétonné…

Comme nous l’évoquions dans l’article sur Hanoï, les arnaques sont présentes à chaque coin de rue et un climat de méfiance ou de paranoïa s’instaure. Nous avons eu de nombreux échanges avec des voyageurs et ils constatent malheureusement tous ce même problème.

Le Vietnam est donc un beau pays, nous avons découvert de très beaux paysages et sites historiques mais le béton, l’accueil froid et la présence d’arnaques en tout genre nous empêcheront de revenir ou de conseiller ce pays. On se demande sérieusement comment vont évoluer les choses ici et si les touristes ne vont pas se lasser de cette mauvaise ambiance…

Politique et économie

Le Vietnam est officiellement une République socialiste et un seul parti politique est autorisé : le parti communiste vietnamien qui contrôle toutes les institutions politiques du pays. Durant tout notre séjour nous avons pu observer la propagande rouge sur tout le territoire. Nous avons aussi pu constater par nous même le contrôle des médias avec la censure de Facebook par exemple, soit disant pour des raisons de sécurité nationale… Par contre, ce qui est surprenant est de voir à quel point le système économique semble capitaliste, tout tourne autour de l’argent, il faut en gagner le plus possible par tous les moyens… Le pays connait une des croissances économique les plus fortes au monde et cela ne va pas s’arrêter de si tôt. Bien que beaucoup plus petit, le Vietnam nous a souvent rappelé la Chine par son ambivalence communiste/super puissance marchande.

Nourriture

La cuisine vietnamienne est très diversifiée, bien plus que dans les pays voisins. Lorsque nous arrivions dans une nouvelle ville, nous avons toujours essayé de gouter la spécialité. Il y a eut de très bonnes surprises comme à Hoi An et de très mauvaises comme à Ninh Binh. Pour le reste de nos repas, nous avons adopté le régime des habitants : soupe de nouilles de riz, nouilles frites ou riz et viande grillée…

On attendait beaucoup de la cuisine vietnamienne. Nous l’avons trouvé dans l’ensemble assez bonne mais ce qui nous a déçus est le fait que la plupart des plats soient curieusement trop peu relevés : manque de sel mais surtout manque de piments… Nous préférons donc pour le moment la cuisine thaïlandaise, tout aussi variée mais surtout bien plus épicée.

Pour conclure sur ce chapitre « nourriture », les vietnamiens mangent bien du chien et cela ne semble pas si rare. Nous en avons vu de nombreux à vendre sur les marchés. Totalement effrayé par l’idée d’en manger à notre insu, nous avons posé la question et il semblerait qu’il soit possible d’en manger uniquement dans des restaurants spécialisés où une pancarte l’affiche clairement. Ouf !

Transport

Nous avons trouvé le réseau routier de bonne qualité mais malgré cela et pour prouver encore une fois combien le pays se modernise, le but du gouvernement est de renouveler toutes les routes principales avant 2015. On parle même d’un super TGV dans un peu moins de 10 ans.

Pour les trajets de moyennes distances, nous avons empruntés les bus locaux. Le plus souvent, ce sont des vans non climatisés où nous sommes entassés à une vingtaine. Nous avons été victimes d’une arnaque en utilisant ce moyen de transport. En arrivant à Can Tho, le chauffeur s’arrête sur une grande 4 voies et nous demande de descendre en nous affirmant que nous sommes arrivés. Personne d’autre ne descend du bus, je demande donc si c’est bien l’arrêt prévu pour la ville et un garçon derrière moi me souffle que non. Le chauffeur s’impatiente, le garçon derrière moi ne me répond plus et nos bagages se retrouvent propulsés sur le trottoir. On est invité à évacuer rapidement et à peine descendu, le bus repart et voila comme par miracle 2 chauffeurs de motos qui nous accostent. Ils nous proposent de nous emmener à la gare routière pour un prix hallucinant, là où notre bus devait nous déposer et où nous voulions prendre une correspondance. Comme on ne veut pas participer à cette arnaque, nous posons beaucoup de questions et un conducteur finit par indiquer malencontreusement la direction de la gare. Nous partons donc à pied avec nos gros sacs sous un soleil de plomb et au bout de 2 kilomètres, nous trouvons la gare avec tous les bus! Cette magouille ne semble pas isoler, d’autres touristes en ont été victimes mais pour eux la gare était à 20km…

Pour les longs trajets de plus de 10h, nous avons pris un train et des bus couchettes de nuit pour touristes. Pas de contact avec la population donc, mais ceci est très pratique car nous passons la nuit dans le bus en dormant et ne perdons donc pas de temps.

Le centre des villes n’étant pas très agréable, nous avons très souvent loué des motos pour sillonner les campagnes. C’est très certainement le moyen de transport le plus agréable pour découvrir le Vietnam. Ce sont les mêmes modèles qu’au Cambodge, très facile à conduire, moteur à 4 temps semi-automatique.

Enfin, préférant la marche à pied et voulant éviter les arnaques, nous n’avons jamais utilisé de taxis et que très rarement des motos-taxis uniquement pour nous rendre à quelques gares routières excentrées. Ce sont des moyens de transport bon marché à condition de bien négocier le prix avant de partir et de rester ferme à l’arrivée. C’est le moyen de transport que déteste le plus Elise, les chauffeurs roulent de façon très dangereuse, à travers la circulation chaotique des grosses villes, tout en brulant les feux rouges. De plus, on ne peut pas s’accrocher comme un passager classique d’une moto car on n’a pas vraiment envie d’enlacer le conducteur.

Météo

Voici notre premier chapitre consacré à la météo, ceci simplement pour noter que nous avons subit nos premières véritables averses au niveau de Ninh Binh. Ce n’est pas encore la saison des pluies mais les journées couvertes et les orages en fin d’après-midi commencent à faire leurs apparitions. Vous l’avez peut-être même remarqué sur nos photos, nous n’avons par exemple pas eu de ciel bleu pour les visites de la baie d’Along ou de Tam Coc. Vraiment dommage !

Budget

Nous avons à peu près utilisé le même budget quotidien pour le Vietnam que pour le Cambodge, soit 33 euros par jour tout compris (visas, logements, transport, nourriture, excursion…), 880 euros pour 27 jours. Si on mange dans la rue, comme nous l’avons très souvent fait, il est possible de manger un bon repas pour moins d’un euro. En comparaison, une pizza ou un plat de pâtes dans un restaurant touristique coûte plus de 5 euros. Enfin, comme au Cambodge, le logement ne coûte vraiment rien en comparaison du service : une chambre avec TV, réfrigérateur, climatisation, wifi gratuit et lit double ne nous a jamais couté plus de 10 euros. Par contre les guest house n’ont souvent aucun charme, la décoration est inexistante et il n’est pas rare d’avoir une chambre sans fenêtre.

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mai 26 2010

Vietnam – Le Nord

Nous avons pris le très confortable train de nuit pour nous rendre dans le nord-ouest du Vietnam à Lao Cai. Quel bonheur lorsqu’à la sortie de la gare,  nous passons au milieu de ces 30 ou 40 minibus en direction de Sapa (ville la plus fréquentée de toute la région) pour aller à la gare routière prendre l’unique bus pour Bac Ha. Au milieu des locaux, nous ne serons accompagnés que par un gentil couple de québécois.

Nous sommes arrivés à Bac Ha en milieu de semaine lorsque la ville est abandonnée des touristes. Nous avons apprécié cette ville pour son calme et ses paysages époustouflants aux alentours. Une belle promenade en moto d’environ 100km nous a permis d’aller à moins de 10km de la frontière chinoise. C’est la première fois que nous voyions des montagnes entièrement façonnées par l’homme : il y a des cultures à tous les niveaux, les rizières en terrasse donnent un effet surprenant.

Nous avons pu nous rendre au petit marché très typique de Can Cau à flanc de colline, à 30km de Bac Ha. Les habitants des villages environnants viennent vendre leurs petites récoltes (les litchis sauvages sont très bons), le ruou (alcool de maïs traditionnel pas mauvais non plus), des cochons, des buffles, ou même des chiens. En effet, pour confirmer tout ce que nous avions vu jusqu’ici, le chien est vendu comme n’importe quel animal sur les marchés. Ici, ils étaient vivants, nous en verrons morts sur le marché de Bac Ha le lendemain, dur dur… Ce marché est aussi un lieu où les villageois viennent pour discuter, manger, boire, écouter un peu de musique. Tous en habits traditionnels très colorés, le marché de Can Cau est pour nous une expérience dépaysante et au plus proche de la culture Hmong fleur. Nous avons aussi fait le marché de Bac Ha qui est plus important que celui de Can Cau. Marché vivant et varié, nous avons apprécié l’effervescence qui régnait alors dans le village.

Nous nous sommes ensuite arrêtés à Sapa pour une après-midi car c’était une escale obligatoire pour nous rendre à Dien Bien Phu. En quelques heures, nous avons pu confirmer tout ce que nous avions lu ou entendu sur ce lieu. Ici, peut-être encore plus qu’ailleurs, les dérives du tourisme sont accablantes. Dans ce si joli paysage, des hôtels poussent de partout sans aucune harmonie, on trouve des pizzas et des hamburgers à tous les coins de rues et enfin on se fait accoster toutes les 30 secondes par les villageois venus vendre des souvenirs (enfants comme adultes). Sapa est une mascarade, tout est organisé pour accueillir des touristes en grand nombre, ces derniers cherchant une rencontre folklorique avec des minorités ethniques sans se poser trop de questions. Pour le respect des populations locales, Sapa est l’exemple à ne pas suivre, car ici tout est question d’argent et non de rencontre. Sapa est surement le lieu qui nous fera détester le terme très à la mode de « Trek à la découverte des minorités ethniques ».

Ici comme partout dans le monde, il est déconseillé d’acheter quoique ce soit aux enfants, cela ne les aide pas mais au contraire les incite à ne plus se rendre à l’école. L’argent récolté est rarement pour eux mais pour des adultes peu scrupuleux qui se servent des enfants pour amadouer les touristes.

Nous voulions ensuite rejoindre Dien Bien Phu pour passer la frontière avec le Laos. C’est donc, par une route tout aussi magnifique que fatigante que nous avons rejoint cette ville. Les paysages sont encore une fois impressionnants : des rizières dans des endroits impossibles, de belles montagnes et une végétation luxuriante. Après environ 9h de trajet, entassés à 20 dans un van, nous sommes arrivés dans cette ville sans cachet et tristement connue pour la sanglante bataille de 1954 qui mis fin à la guerre d’Indochine.

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mai 19 2010

Vietnam – Hanoï

Hanoï, 2ème plus grosse ville du Vietnam, n’a rien à voir avec sa rivale du sud Hô-Chi-Minh-Ville. Son développement semble plus limité et il reste assez agréable de se promener dans les « petites » rues de la vieille ville, chacune étant historiquement dédiée à un métier : rue des autels bouddhiques, rue des chaussures, rue des jouets ou de la soie…

En arrivant à la dernière minute et en évitant la longue attente annoncée, nous avons pu voir le mausolée de Hô Chi Minh où son corps est embaumé : visite morbide dans un bâtiment climatisé à 15°C. Nous avons aussi pu visiter le musée qui lui est dédié et son ancienne maison sur pilotis : rien de bien spectaculaire dans tout cela hormis l’ordre militaire encadrant les visites. Symboliquement, nous avons visité ces sites le jour du 120ème anniversaire de Hô Chi Minh (né le 19 mai 1890).

Pour rester fidèle à la réputation du Vietnam, en plus d’être la capitale du pays, Hanoï semble aussi être la capitale des arnaques. Nous avons réussi à les éviter mais en seulement 2 jours à discuter avec des touristes, la liste est déjà longue : vente de trajet de bus qui n’existe pas, course en taxi multipliée par 10 à l’arrivée avec les bagages kidnappés dans le coffre, nuit prépayée dans un hôtel chic dans la baie d’Along qui s’avère être situé au milieu d’un chantier, rédaction par les hôteliers de faux commentaires positifs sur les sites Internet pour voyageurs… A ces arnaques, il faut ajouter les nombreuses imitations d’agences de voyages ou d’hôtels réputés,  et les demandes incessantes des hôteliers pour nous vendre des excursions.

Avec ces comportements,  la majorité des touristes rencontrés ne souhaite pas revenir dans ce pays et garde un souvenir amer des relations avec les locaux. Le pays est beau mais les touristes sont considérés comme des cartes bancaires et les arnaques sont omniprésentes.

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mai 18 2010

Vietnam – Baie d’Along

La baie d’Along (de Ha Long ou d’Ha-long) est une curiosité incroyable de la nature. Plus de 2000 rochers de tailles diverses, souvent assimilés à des pains de sucre, surgissent un peu partout dans la mer. Ce décor magnifique, classé par l’Unesco, le serait encore plus s’il n’était pas assailli par les centaines de bateaux touristiques. C’est un lieu connu internationalement qui fait rêver et que personne ne veut manquer.

Connaissant sa fréquentation touristique hors norme mais ne souhaitant tout de même pas passer à côté, nous avons choisi de faire une excursion très classique de deux journées et une nuit. Nous avions recroisé, par hasard à Hoi An, les espagnols très sympathiques rencontrés 3 mois plus tôt en Birmanie. Nous avons donc choisi de prendre un bateau privé pour tous les 7 avec personnels et repas inclus. Les paysages sont surprenants et la présence des nombreux bateaux n’est pas si horrible car ce sont de belles jonques en bois. Cependant,  le circuit organisé reste pour nous un inconvénient majeur. Tous les bateaux font exactement le même circuit et il y a un planning chronométré à respecter : départ à 8h13, repas sur le bateau 13h14, visite grotte 14h46, baignade 15h39,… J’exagère mais le fait d’être dans un si joli lieu et de devoir courir pour être dans les temps est vraiment désagréable.

Au final, la baie d’Along est un lieu fantastique mais qui est gâché par l’afflux touristique et ses répercussions : pollution, constructions… C’est actuellement la saison basse au Vietnam et il y avait pourtant tellement de monde lors de notre passage, on imagine la foule lors de la saison haute…  Notre chance a été de louer ce beau bateau privé ce qui nous a permis d’oublier pour quelques instants les groupes touristiques et de partager de bons moments avec des amis.

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mai 15 2010

Vietnam – Ninh Binh

Ninh Binh est une ville typiquement vietnamienne: très étendue, construite autour de grands axes routiers et très bruyante. L’intérêt de faire une halte ici n’est donc pas la ville en elle-même mais sa campagne verdoyante parsemée de pics rocheux : on parle de la baie d’Along terrestre. Nous avons commencé par une promenade très plaisante en moto dans les champs, il y avait des rizières à perte de vue et de très jolies scènes agricoles. Puis nous avons fait une balade en barque très agréable à Tam Coc entre ces immenses rochers et au milieu des rizières : sérénité et paysages surprenants. Par chance nous sommes venus vers 11h, l’heure où tout le monde se repose, ce qui nous a permis d’effectuer les 2h de bateau sans voir aucun touriste et d’éviter les vendeuses en barque réputées pour être très collantes. Tam Coc est une destination très prisée par les touristes ce qui peut rendre ce lieu vraiment détestable : magasins de souvenirs un peu partout, vendeurs très insistants, accueil mitigé, bus touristiques, balade en barque qui peut vite ressembler à Disneyland…

Se promener à Tam Coc et ses environs est très agréable et promet de magnifiques paysages. Cependant comme partout au Vietnam, le site perd énormément de son charme en raison de la réalisation de nombreux projets destinés à accueillir encore plus de touristes. Tout le nord de la ville est en travaux pour construire le plus grand temple bouddhique du pays et créer un nouveau Tam Coc plus grand…

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mai 13 2010

Vietnam – Hué

Décidément, après notre coup de cœur à Hoi An, nous avons aussi beaucoup apprécié Hué, ancienne capitale des empereurs Nguyen. Pas de petites ruelles ici mais des monuments historiques majestueux dans des décors splendides. La citadelle, ancienne résidence des empereurs, bien que détruite en grande partie par les bombardements français lors de la guerre d’Indochine, ne manque pas de charme. Sa visite matinale quasiment tout seul dans ce grand espace fut très agréable. Nous avons ensuite passé une journée complète à vélo (35 à 40km) pour visiter les 3 tombeaux principaux des empereurs Nguyen (Tu Duc, Minh Mang et Khai Dinh). Un tombeau ne se résume pas à une belle stèle, mais ce sont plusieurs temples construits dans une grande enceinte avec de grands bassins et une belle végétation. L’ensemble des monuments est classé par l’Unesco.

Une tante d’Elise ayant grandi ses 12 premières années au Vietnam, nous a conseillé de prendre contact avec une école et un orphelinat de Hué. Ce sont les sœurs de Saint Paul de Chartres qui sont à l’origine de ces beaux projets. Nous avons visité 2 écoles maternelles qui feraient pâlir nos écoles françaises par leurs installations. La première accueille 400 enfants et la seconde environ 200. Nous avons enfin passé un long moment avec les enfants de l’orphelinat. Ce sont des petites filles orphelines ou issues de familles très pauvres des minorités des montagnes. Un moment d’émotion accompagné de câlins, de rires et de sourires que nous n’oublierons pas.

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