mai 10 2010

Vietnam – Hoi An

Cette petite ville historique, classée patrimoine mondial par l’Unesco, est un véritable coup de cœur. Nous avons adoré ses ruelles étroites, son marché, ses vieilles maisons, ses maisons communes, ses temples… Le charme si particulier de Hoi An vient peut-être de ses couleurs: les maisons jaunes-ocres ensoleillés tôt le matin ou au crépuscule et les nombreux lampions aux couleurs primaires tamisées dans la soirée qui illuminent la ville. Se promener à pied tranquillement dans ce centre chargé d’histoire restera un de nos meilleurs souvenirs au Vietnam. Hormis son architecture, Hoi An est aussi réputé pour ses centaines de tailleurs et ses spécialités culinaires délicieuses. Les tailleurs sont capables de reproduire en quelques heures une robe observée dans un magasine occidental pour un prix modique.

Nous avons aussi passé une matinée en moto dans les environs de Hoi An. Comme notre guide Lonely Planet nous promettait un superbe panorama, nous nous sommes rendus aux montagnes de marbre. Hormis une belle caverne avec un temple et un grand bouddha à l’intérieur, ce lieu ne mérite pas les 40km de route. Il y a en effet un panorama du haut d’une montagne mais de là à dire qu’il est superbe… Il y a les ateliers en tôles des tailleurs de marbre d’un côté et la mer de Chine envahie par les constructions hôtelières de l’autre !

Enfin, la plage de Cua Dai situé à quelques kilomètres à l’Ouest de Hoi An n’a rien à envier à celle de Nha Trang. L’eau y est bien fraiche ce qui est parfait vu la chaleur au mois de mai.

Nous regrettons d’avoir acheté nos billets de bus trop tôt car nous serions bien rester dans cette charmante petite ville une bonne journée de plus.

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mai 8 2010

Vietnam – Nha Trang

Nha Trang est une station balnéaire réputée dont la plage de 23km de long serait l’une des plus belles du Vietnam (à vérifier sérieusement ! ;)). En lisant les critiques élogieuses de cette ville, nous avons donc succombé à la tentation de venir nous reposer quelques jours sur le bord de la mer de Chine. On peut dire maintenant qu’on aurait du passer notre chemin ! La plage, certes pas vilaine, est bordée tout du long d’un remblai bétonné occupé par les hôtels luxueux. Le quartier touristique de la ville regorge d’une quantité impressionnante d’hôtels ou de restaurants tous plus vides les uns que les autres lors de notre passage. Il semble que l’offre dépasse très largement la demande. Alors est-ce la saison basse actuellement ou est-ce que les touristes se lassent de cette ville ? En tout cas, il semble que les promoteurs immobiliers continuent d’investir ici vu le nombre d’hôtel en construction.

Au final, le seul intérêt réel de la ville fut la rencontre avec le photographe le plus célèbre du Vietnam: Long Thanh. Ce monsieur au talent fou tient sa propre galerie dans le quartier populaire de Nha Trang. Ses photos pleines de vie et d’émotion nous ont séduits. Il travaille toujours en Leica argentique, prépare ses solutions chimiques lui-même et développe tout en noir et blanc. On vous conseille d’aller jeter un œil sur son site pour avoir un aperçu de son talent reconnu internationalement.

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mai 5 2010

Vietnam – Hô-Chi-Minh-Ville

Voilà une mégapole comme il n’y en a pas en Europe. Des boulevards de 6 voix, des motos et des voitures par dizaines de milliers, plus de 7 millions d’habitants, des magasins partout, une activité débordante en pleine croissance. Hô-Chi-Minh-Ville (anciennement Saigon) n’est donc pas une ville très agréable. Il est quasiment impossible de s’y promener à pied vu les distances sauf dans le centre touristique occupé par les musées, les hôtels de luxe ou les énormes centres commerciaux ultra moderne avec toutes les grandes marques de prêt à porter françaises. Nous y sommes restés une journée et demie ce qui est bien suffisant.

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mai 3 2010

Vietnam – Delta du Mékong

Après une sympathique traversée de la frontière Cambodge-Vietnam où nous étions 4 dans un petit bateau (environ 6h), nous sommes arrivés dans de delta du Mékong à Chau Doc. Le changement de pays ne s’est fait qu’en quelques heures mais il faut changer nos habitudes: nouvelle monnaie, nouvelle langue et changement d’alimentation. Pour nos premiers repas, nous nous orientons vers les restaurants de rue pour manger des soupes traditionnelles. La ville est grande mais son centre est agréable avec son grand marché.

De bonne heure le lendemain matin, nous partons en bateau découvrir la vie sur la rivière, avec une petite dame, ne parlant pas un seul mot d’anglais et encore moins de français. Les explications se feront toutes en mime ou en bruitage ce qui est très drôle. Très tactile, elle semble toujours surprise par la peau d’Elise qu’elle ne cesse de toucher. Nous passerons voir le marché flottant, des maisons flottantes avec élevage de poissons en cage sous le plancher et enfin un village cham (communauté musulmane). L’après-midi nous irons tous les 2 nous promener en moto dans la campagne (mont Sam entre autre) et sur les îles.

Nous continuons notre visite du delta en allant à Vinh Long. Le 30 avril est le jour de l’indépendance : fin de la guerre du Vietnam en 1975 avec la prise de Saigon par les communistes. Ce jour férié est très important et il y a donc des drapeaux dans toutes les rues. Nous gouterons de nombreux plats vietnamiens lors d’un buffet organisé, pour l’occasion, par un restaurant. Nous sommes les seuls occidentaux et il faut battre des coudes pour accéder aux meilleurs plats; quand il s’agit de manger, les locaux sont sans pitiés.

Le lendemain, nouvelle promenade en bateau pour le marché flottant de Cai Be et la visite d’un atelier de fabrication de caramels à la noix de coco et de riz soufflés au lait de coco (vraiment délicieux, par sur qu’il en reste d’ici notre retour). Ce lieu de démonstration est construit pour les touristes mais ce n’est pas inintéressant, la technique est impressionnante. Seul problème, certains tours organisés depuis Saigon passent par là et il y a donc quelques touristes.

Nous n’avons croisé que 2 ou 3 couples de touristes à Vinh Long, les tours organisés ne s’y arrêtant que pour manger. C’est déjà bien mais nous choisissons d’encore plus nous isoler en allant à Tra Vinh, ville reculée dans le delta. Pari réussi, aucun touriste croisé en 3 jours. Par contre il n’y a rien à faire hormis glaner dans la ville ou se promener dans la jolie campagne environnante. Les gens semblent un peu hébéter de nous voir venir par ici, ils s’interpellent entre eux en nous désignant du doigt et en rigolant. Trouver de quoi manger ici fut un réel défit, il n’y a pas de menu, il faut se faire comprendre avec quelques mots de vietnamien ou des gestes. Au final, on essaiera le banh chung qui n’est vraiment pas bon (riz gluant fourré au porc enroulé dans une feuille de bananier) et on se contentera par la suite des stands de rue servant du riz blanc avec de la viande grillée. Ce passage en dehors des sentiers classiques fut une belle expérience plus proche de la vie réelle des locaux.

Il est parfois difficile de manger des plats que l’on ne connait pas lorsque l’on vient de voir un chien cuit et pendu au portique d’une boucherie. Bien que ce ne soit certainement pas le régime alimentaire le plus courant du pays, cela nous incite à bien demander ce qu’on mange dans les petites échoppes.

Nous avons aimé visiter le delta par nous même, nous avons peut-être manqué des choses mais nous étions plus proche de la population. La vie totalement tournée vers le Mékong est agréable à observer et nous étions contents de pouvoir prendre notre temps. Il faut savoir que les villes du Delta sont toutes de grande taille : Chau Doc (102 000 habitants), Vinh Long (130 000 h) et Tra Vinh (96 000 h). Les « petites villes » deviennent vite très grandes au Vietnam, ce qui est dommage car nous recherchons souvent des coins tranquilles.

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avr 28 2010

Cambodge – Bilan

Nous avons beaucoup aimé le Cambodge surtout grâce à ses habitants et les moments forts que nous avons vécus à Battambang et à Kompong Luong.  Le site d’Angkor est majestueux mais il nous a un peu déçu par son afflux touristique et par son aseptisation (plus de végétation autour des temples, restauration parfois mal faite).

Lors de nos passages dans différentes villes du pays, nous avons pu voir à quel point la guerre était récente. Nous avons été confrontés à des scènes difficiles, il y a beaucoup de personnes mutilées, victimes des mines antipersonnel. Il faut savoir qu’il y a encore environ 300 accidents par mois liés à ces mines.

Notre seul regret pour ce pays est d’avoir renoncé à aller dans la région du Ratanakiri. C’est une partie isolée du Cambodge qui demande beaucoup de temps pour s’y rendre. Réputée pour ses treks sur des chemins de terre rouge, cette région semble être comparable aux paysages des treks que nous avions fait en Birmanie. Afin de rattraper un peu de temps que nous avions pris pour aller sur les îles de Thaïlande, nous avons décidé de continuer notre voyage vers le Vietnam plus rapidement.

Tenues vestimentaires

Chose amusante, Elise est très bronzée et parfois plus que certaines cambodgiennes, ce qui en étonne plus d’un.  Ici, les femmes essayent d’avoir la peau la plus claire possible et se couvrent donc de la tête au pied alors qu’il fait 35°C : grand chapeau, masque, pull ou gilet à manches longues, gants, jean et chaussettes pour claquette. Ces femmes font donc remarquer à Elise sa couleur de peau et lui recommande de se couvrir… Autre particularité vestimentaire amusante, de nombreuses femmes se promènent toute la journée en pyjama à gros nounours. Elles disent trouver cela confortable, chaud et glamour ;)

Nourriture

Nous avons beaucoup apprécié la cuisine cambodgienne. Nos plats préférés sont l’amok (poisson ou poulet cuisiné avec du lait de coco dans une feuille de bananier et parfois servi dans une noix de coco), les divers curry de poulet et le loc-lac (bœuf mariné au citron). On a aussi adoré les crabes de Kep cuisinés au poivre vert de Kampot.

Au niveau des fruits, c’est tout simplement fabuleux, en effet nous sommes en pleine saison. Nous avons mangé les meilleures mangues de notre vie, de la papaye, des durians, des fruits du jacquier, des fruits du dragon, des mangoustans, des ramboutans, des pommes malaka, des longanes… Sans oublier les ananas, les bananes ou les noix de coco, il faut ajouter à ces fruits mangés nature, de délicieux jus de fruit ou milkshakes fruités.

Enfin, nous avons gouté une glace surprenante. Nous avions 2 belles boules de mangue avec… avec… du maïs, du riz vert et des petites boules vertes de poids chiches. Pal mal non ?!?! Surprenant mais pas mauvais.

Transport

Le réseau routier s’est grandement amélioré ces dernières années au Cambodge, les axes principaux sont maintenant tous bétonnés. Il est cependant toujours difficile d’accéder à des zones reculées comme le Ratanakiri.

Comme à chaque fois depuis le début de notre voyage, nous avons utilisés les bus publics pour passer de ville en ville. Il y a beaucoup de bus, ils qui ne coûtent pas très chers et sont ponctuels. Ce sont souvent des moments de rencontres avec la population locale mais aussi avec des voyageurs. Nous avons par exemple passé un agréable trajet en compagnie de 7 français de confession musulmane partis 4 mois en voyage spirituel en Asie. Une discussion très intéressante.

Pour nous promener dans les campagnes autour des villes, nous avons loué des vélos ou des motos. D’ailleurs ce ne sont pas tout à fait des motos comme chez nous, elles se situent entre la mobylette et une moto 125cm3 française. Elles sont plus puissantes qu’une simple mobylette car elles ont 4 vitesses, mais sont plus simples à conduire qu’une vraie moto car il n’y a pas d’embrayage.

Petite anecdote concernant la moto: à Kampot, en suivant tous les autres conducteurs, nous prenons une rue en sens interdit sur une dizaine de mètres juste pour aller nous garer. Un policier nous arrête et nous demande de payer 3 dollars d’amende. Je lui montre toutes les motos qui font la même infraction mais le policier ne bouge pas… J’accepte alors de payer uniquement si nous allons au poste de police et si j’ai un PV écrit. Le policier fait la tête, vérifie sans conviction mon permis de conduire français et me laisse filer. Un bakchich de 3 dollars l’intéresse mais une vraie amende au poste à 5 dollars le décourage. Vive la corruption… Lors de nos différents trajets à moto, nous avons vu des chauffeurs se faire siffler par des policiers, alors le conducteur ralentit, tend un billet et continue sa route sans s’arrêter…

Budget

La grosse dépense lors d’un voyage au Cambodge concerne le droit d’entrée pour la visite des temples d’Angkor. Le reste ne coûte vraiment pas cher. Tout compris (logement, nourriture, transport, guides, entrées, visas…), 14 jours nous ont coutés 460 euros, soit un peu moins de 33 euros par jour pour 2.

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avr 27 2010

Cambodge – Phnom Penh

Phnom Penh est une grande ville, très animée et très peuplée. En comparaison des capitales des pays précédents, nous ne l’avons pas trouvé si déplaisante. Il y a des quartiers assez calmes où il fait bon se promener et on y mange plutôt bien. En terminant notre voyage au Cambodge par la capitale, nous avons été marqués par l’énorme différence de richesse entre cette ville et les campagnes si pauvres situées à quelques kilomètres de là.

Nous avons essayé le restaurant « Friends » qui dépend d’une ONG qui aide des jeunes à se réinsérer en les formant aux métiers de l’hôtellerie. Ces jeunes sont très professionnels et la cuisine remarquable, nous avons été séduits. De plus, une boutique au profit de l’association « Child Safe », dont dépend l’ONG Friends, se situe à proximité et dans laquelle nous avons pu faire quelques achats.

Nous avons visité les grands marchés de la ville (le marché russe, le marché central et le marché Orussey). On y trouve de tout : des denrées alimentaires variées (légumes, viande, poisson…), des vêtements, de fausses antiquités pour les touristes, des copies de DVD ou des livres photocopiés. Nous sommes aussi passés par le musée du crime génocidaire (Tuol Sleng). C’est un ancien lycée qui est devenu l’une des prisons les plus immondes lors de la domination des khmers rouges (baptisé S-21). Les opposants du régime y étaient enfermés et torturés. Le musée est mal entretenu et nous n’y avons pas appris grand-chose. Le lieu nous a rendu extrêmement mal à l’aise, on peut voir les minuscules cellules, les lits, divers outils de tortures et sans parler de photos horribles que nous avons évitées le plus possible. On n’avait pas vraiment besoin de voir tout cela de nos propres yeux pour comprendre l’horreur de ce génocide.

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avr 24 2010

Cambodge – Kampot et Kep

Kampot et Kep sont deux petites villes, à 25km l’une de l’autre, sur le bord de la mer. Il n’y a pas grand chose à voir et pas grand chose à faire par ici. Nous sommes venus car c’est un endroit très calme et on y mange de délicieux crabes aux poivres verts. De plus, on a de la chance car il y a très peu de touristes actuellement.

Pendant 2 jours, nous nous sommes perdus (volontairement) en moto dans la campagne entre Kampot et Kep. On a visité la grotte de Phnom Chhnork où un temple du 7è siècle est présent et où une énorme stalactite le surplombe. Nous sommes aussi passés voir une plantation de poivre. Il faut savoir que le poivre de Kampot est réputé pour être un des plus savoureux au monde : dégustation possible à notre retour pour ceux que ça intéressent ;) . Enfin, on a beaucoup apprécié le grand marché de Kampot.

Pour finir, je me suis fait couper les cheveux dans une cabane sur le bord de la route et c’est certainement la meilleure coupe que j’ai eu depuis un moment. Pour 1$, pas de tondeuse, tout se fait aux ciseaux et au coupe-chou sur cheveux secs. Le coiffeur semblait content d’avoir un client occidental mais paressait tout de même un peu stressé. A la fin de la coupe, me voyant satisfait du résultat, il souffle longuement puis allume une cigarette avant d’en offrir une à tous les hommes qui étaient venus assister « au spectacle ».

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avr 21 2010

Cambodge – Pursat et le village flottant de Kompong Luong

Le Cambodge abrite le plus grand lac d’Asie du Sud-Est, le Tonlé Sap, classé « réserve de la biosphère » par l’Unesco. Environ 3 millions de personnes vivent autour du lac, c’est ainsi que l’on peut voir de nombreux villages sur pilotis mais aussi quelques villages flottants. Nous avions vu de beaux villages sur pilotis en Birmanie et donc nous voulions voir ici les villages flottants.

Le plus accessible se nomme Chong Khneas et ne se trouve qu’à quelques kilomètres de Siem Reap (Angkor). Malheureusement, cette excursion est facile à faire car organisée par des agences, elle est donc assaillie par les touristes. Cela coûte cher, il y a beaucoup de monde et cela ne profite absolument pas à la population du village. Une aberration touristique ! Nous visiterons un autre village.

Nous avons donc choisi de dormir à l’opposé du lac, à Pursat, pour visiter que tous les 2 le village de Kompong Luong. A l’écart des sentiers battus, la visite est plus difficile. A Pursat, il n’y a aucune structure pour le tourisme. Le plus dure pour nous a été de louer une moto. Par chance, nous avons finalement rencontré un gentil monsieur qui a accepté de nous louer sa moto personnelle pour la journée.

Le village flottant de Kompong Luong se trouve à 40 km de Pursat. Sur place, un villageois et son fils nous proposent de faire le tour des maisons flottantes durant une bonne heure. C’est fantastique de voir à quel point les gens se sont adaptés pour vivre ici. Les maisons se déplacent, sur leurs flotteurs ou sur des traverses de bambou, selon le niveau de l’eau. Il y a tout ce qu’il faut : maison, école, magasin, poste de police, station essence… C’est la première fois que nous voyons cela, nous sommes subjugués.

Une expérience incroyable mais qui demande de la persévérance et un peu de chance.

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avr 20 2010

Cambodge – Battambang

Voilà très certainement le moment fort de notre voyage au Cambodge. Nous ne pensions pas venir à Battambang mais les multiples commentaires positifs de sa campagne trouvés sur Internet nous ont fait changer d’avis. Nous prenons nos billets de bus vers 21h pour le lendemain matin et contactons un certain Sam par mail (contact trouvé dans un forum de voyageur et son vrai prénom est Sarom, Sam étant son nom de famille).

Tout ce qui s’est passé ensuite n’a été qu’une succession de décisions judicieuses de dernières minutes. Tout d’abord, on n’aime pas avoir de guide mais on décide tout de même de rencontrer ce fameux Sarom Sam, qui semble si différent des autres guides. Il nous présente rapidement sa vision du tourisme: éviter les sentiers battus, côtoyer et respecter la population. Il parle franchement, ne nous force en rien et propose des circuits qui sortent de l’ordinaire. Enfin, il a à peu près notre âge.

Découverte de la campagne et des métiers traditionnels

On décide à notre grande surprise de se joindre à lui et à un couple de français accompagnés de leur petite fille de 5 ans, pour l’après-midi. Ce gentil couple nous invitera d’ailleurs le restaurant le soir car ils semblent aimer notre voyage, encore merci à eux. Au programme: visite des rizières puis d’une ferme de lotus pour ensuite finir par l’observation du « dortoir » d’aigrettes et de cormorans. Les oiseaux arrivent par centaines juste avant le couché du soleil, c’est superbe. Bien que ce soit  la saison sèche, la campagne de Battambang est verte grâce aux eaux du lac où sont cultivés ces magnifiques lotus. Il y a ici 3 récoltes de riz par an, il y a de belles rizières bien vertes.

Lors de notre promenade en bateau dans les fermes de lotus, Sarom nous lance en rigolant et un peu en nous défiant : « Si vous voulez, on dort ici demain soir (en désignant une cabane de pêcheur sur le lac) ! ». Élise sans attendre lui répond OK. Il est surpris mais accepte avec joie le défit qu’on lui lance. Il ne l’a jamais proposé à personne et aucun touriste n’a jamais dormi ici. Voilà, Sarom est un guide comme ça, il n’a pas peur de l’imprévu.

Le lendemain matin, nous partons tous les 3 (Sarom, Elise et moi) à moto pour découvrir l’artisanat local. Nous commençons par la visite d’une fabrique de nouille de riz, du boulodrome (de vrais champions), du forgeron puis nous regardons la fabrication des bamboo cake (kralaan). On met du riz gluant, du lait de coco et du soja noir dans un tronc de bambou et on cuit le tout à petit feu durant 1h30/2h. C’est bon, pas très sucré mais ça calle pour un moment. On continue par la visite de la pagode Wat Samrong Knong (mémorial du génocide khmer rouge), la fabrication du saké puis du pâté de poisson (prohoc). Ce dernier lieu sent assez mauvais mais il est incroyable de voir tout ce qu’ils font avec un simple poisson : la tête pourrie est utilisée pour faire la sauce « nuoc man » des nems, le gras est revendu aux instituts de beauté français tel qu’Yves Rocher, les arrêtes servent à faire des cubes de cuisson (utilisé pour l’amok par exemple) et la chair sert à faire du pâté. S’ensuit la visite du charpentier bateau, l’observation de la fabrication de l’encens, des galettes de riz (pour les rouleaux de printemps), des pates de mangue et de bananes séchées.

Pour terminer cette matinée chargée, nous sommes contents de voir le lieu de fabrication des feux de cuisson améliorés du GERES, projet que nous avons choisi d’aider en compensant notre voyage en Co2. Pour plus d’infos, voir notre article : « Touristes mais responsables ». Nous verrons ces feux ingénieux dans de nombreuses maisons et restaurants de rue, ils sont vendus 2,5 dollars.

L’après-midi, nous visitons une vieille maison de plus de 100 ans, sa très gentille propriétaire parle français. Nous traversons ensuite la campagne à moto. Nous visitons un superbe verger, observons en chemin un arbre énorme où sont logées de nombreuses roussettes avant de finir devant une grotte où des milliers de chauves souris sortent à la tombée de la nuit. C’est un lieu que seul Sarom connait, nous sommes tout seuls et situés juste devant la sortie de la grotte. C’est très impressionnant, elles passent à quelques millimètres de nous sans nous toucher et forment comme une fumée noir qui file à l’horizon.

Nuit inoubliable chez l’habitant

Nous prenons ensuite la route en direction de la ferme de lotus, 20km à faire alors que la nuit tombe et que mon phare éclaire simplement les bouteilles d’eau du panier de devant !! Nous sommes invités à manger chez un cultivateur de lotus. Il nous accueille extrêmement généreusement  avec son frère, sa femme et ses 2 adorables petites filles (5 ans et 2 ans). On mange bien, on boit et on discute par l’intermédiaire de Sarom. On apprend énormément de choses sur leur condition et leur mode de vie. C’est vraiment un moment magique pour nous et pour eux. Ils nous affirment que c’est la première fois que des touristes viennent manger et dormir par ici. On est fier, vraiment heureux et un peu ému. Le père nous raconte, qu’au village, le palu sévit et que tous les pêcheurs l’ont, dont lui. Tristement, il nous révèle que leur fils de 3 ans l’a attrapé et en est mort récemment. Chamboulés, nous  écoutons le récit de cette famille qui essaye de s’en sortir au quotidien. Ils n’ont rien, même le terrain où ils ont construit leur maison peut être réquisitionné par l’état à tout moment sans aucun dédommagement.

Il fait trop noir pour prendre la barque et aller dormir chez le pêcheur sur le lac. On décide d’installer notre moustiquaire et une paillasse sous une hutte sur le bord du lac en face de la maison où l’on a été accueilli, pour passer une nuit fantastique tous les 3. Sales, habillés comme la journée et à même le sol, on jubile, on est bien.

On se lève avec le soleil et la vie du village qui commence. Après un petit déjeuner de nouilles sur le marché, la famille nous prête sa barque pour aller sur le lac à la rencontre des familles. Sarom semble encore plus nul que moi pour ramer, on avance difficilement mais on rigole, c’est le principal. Une vieille femme nous accueille chez elle. Elle prépare les poissons pêchés le matin. Nous parlons avec elle environ une heure, elle nous raconte son métier, sa vie, sa famille… Comme la veille au soir, on constate que ces gens sont d’une richesse humaine incroyable mais aussi d’une extrême pauvreté financière. Ils vivent au jour le jour, sont endettés, ne peuvent faire aucune économie et travaillent donc toute leur vie.

De retour auprès de la famille, ils nous offrent un dernier repas avant de partir. Nous avons été si bien reçu (repas de viande, riz, légumes, fruits, boissons en cannettes…) que nous souhaitons les dédommager. Evidemment, ils refusent, mais nous réussissons à leur donner un petit quelque chose en précisant que c’est pour les enfants.

Cette magnifique aventure de rencontres imprévus n’aurait pas été possible sans ce petit brin de folie de Sarom. Sarom est un cambodgien (maintenant français) réfugié en France à l’âge de 2 ans suite à l’arrivée des khmers rouges. Il est revenu dans son pays natal depuis seulement 6 mois pour proposer une autre forme de tourisme, loin des hôtels de luxes et des sentiers balisés. Durant ces 2 journées, c’était un peu comme si on avait été avec un ami du pays avec qui on passait du bon temps plutôt qu’un guide traditionnel. Nous sommes passés plusieurs fois chez lui pour grignoter, boire ou même nous doucher.

Sarom, merci pour tout ça !

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avr 17 2010

Cambodge – Siem Reap et les temples d’Angkor

Nous venons de passer 3 jours à Siem Reap pour visiter les mythiques temples d’Angkor (Unesco). Lorsque l’on imaginait ces temples, on voyait de grosses pierres englouties par la végétation, on imaginait retrouver les images du livre de la jungle. Le site étant maintenant très touristique et les temples étant rénovés un à un, nous avons finalement vu que 2 temples envahis par la végétation. Les autres ont été aménagés pour les visites, les arbres (d’énormes fromagers) ont été supprimés et les pierres remises en place.

Passée cette petite désillusion, nous avons pu admirer ces édifices vieux de plus de 900 ans. Ils sont énormes et magnifiquement sculptés. Il faut un peu d’imagination pour prendre conscience de toute la grandeur de cette ancienne civilisation et de ces fantastiques monuments. Nous avons été éblouis par les bas reliefs et les sculptures des différents temples. Les experts estiment que 800 000 personnes vivaient ici, on parle de la plus grande ville de l’ère préindustrielle.

Le jour suivant, nous avons sillonné à travers la campagne environnante à vélo. Après les bus et les tuk-tuk pour touristes, nous voilà seuls dans les petits villages. Les gens sont souriants et semblent amusés de nous voir. La campagne est belle bien que sèche à cette saison. Au détour d’un petit village, nous sommes gentiment invités à une fête où notre présence ne passera pas inaperçue. Au milieu de tout ce monde, tous les regards se tournent vers nous. On se promène doucement entre les tables, les cuisines ou près du lieu de prière. Nous sommes heureux mais un peu gênés. On nous propose même de manger gratuitement mais on n’ose pas, contents de l’invitation mais désolés de perturber cette belle fête, on restera finalement peu de temps.

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avr 14 2010

Thaïlande – Bangkok

Nous avons déjà séjourné 4 fois à Bangkok et il nous restera une dernière étape, fin juin, avant de rentrer en France.

Nous avons logé chez le cousin d’Elise et sa femme qui est thaïlandaise. Grâce à eux, nous avons pu comprendre les particularités du pays plus facilement, en effet avec les évènements actuels on était un peu perdu. De plus, ils nous ont fait découvrir la vraie cuisine thaï en nous invitant dans de multiples restaurants: de la cantine sur le bord de la route au resto beaucoup plus chic. La cuisine thaïlandaise est vraiment délicieuse, épicée et variée. Encore une fois, un grand merci à vous 2 ;)

Du coté des visites, nous avions commencé en février par Wat Pho avec son énorme bouddha couché, le marché aux fleurs et le quartier indien. L’étape suivante en mars, nous avions été voir la magnifique maison de Jim Thompson. Avant de repartir, fin juin, on aimerait voir le Wat Phra Keo et le Grand Palais si cela est possible car lors de notre dernier passage, les manifestants en bloquaient l’entrée.

Bangkok est une ville énorme où il est très difficile de circuler à pieds, les distances entre les quartiers sont impressionnantes. Les rues sont la plupart du temps des 4 voies où la circulation est dense. On est donc souvent contraint de marcher longtemps dans la pollution ou de prendre un taxi, les promenades ne sont pas géniales…. Début avril, nous avons pu assister avec joie, à la fête du nouvel an thaïlandais, appelée Songkran. Pendant plusieurs jours, les adultes, les enfants et même les personnes plus âgées sortent dans la rue et s’arrosent avec de l’eau qui est parfois mélangées avec de la farine.

Enfin, il faut savoir qu’il fait très chaud à Bangkok et la résidence avec piscine du cousin d’Elise, nous ont permis de bien nous reposer à chacun de nos passages. C’étaient nos petits moments de luxe !

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avr 12 2010

Thaïlande – Koh Lanta et Koh Phi Phi

Ce sont un peu des vacances au milieu de notre voyage que nous venons de passer sur 2 îles du sud de la Thaïlande.

Nous avons commencé par 3 jours sur Koh Lanta. Calmez-vous, ce n’est pas exactement cette île qui a été utilisée pour la première saison de l’émission éponyme mais un archipel un tout petit peu plus au sud.

De longues plages et quelques jolies baies longent toute la côte ouest. Malgré la surexploitation hôtelière de cette côte, où nous avons tout le long de la plage le quatuor route-hôtel-plage-mer, le reste de l’île reste assez tranquille et uniquement occupé par les locaux. Cette île est calme, il y avait assez peu de monde lors de notre passage et les touristes semblaient chercher le repos. On a visité l’île en scooter et passé le reste du temps entre le resto, la plage et l’eau bouillante de la mer (vraiment trop chaude pour se rafraichir).

Nous avons continué vers Koh Phi Phi pour 4 jours. Une île magnifique avec de belles plages, une eau limpide, une faune et une flore marine très riches. Ce sont certainement les eaux les plus belles que nous ayons jamais vu. Avec de simples masques et tubas, nous avons pu observer de magnifiques murènes, des seiches, des hippocampes, des poissons clowns et une multitude de poissons multicolores  vivant sur les coraux. Ce dernier a d’ailleurs extrêmement souffert par endroit lors du tsunami de 2004, cette zone ayant été une des plus fortement touchées.

Pour ceux qui connaissent le film « La plage » avec Virginie LeDoyen et Leonardo DiCaprio, et bien il a été tourné ici.

On le savait un peu avant de venir, mais l’ambiance est extrêmement festive sur Koh Phi Phi et très loin du calme de Koh Lanta. Il faut imaginer cet endroit comme une station balnéaire occidentale, très loin de la culture thaïlandaise. Les touristes sont essentiellement des jeunes de 22-23 qui viennent sur l’île pour faire des soirées qui se déroulent sur la plage avec d’excellents DJ, des jongleurs de feu et de l’alcool fort servi dans des sceaux. Enfin, on trouve plus facilement des hamburgers ou des pizzas que de bons plats thaï. En résumé, un lieu magnifique pourri par le tourisme, mais l’avantage de ces soirées tardives est que l’île est calme jusqu’à 14h00 en raison des grasses matinées…

Malgré de beaux paysages, une eau limpide et deux hôtels supers (bungalow privé avec vue sur mer ou directement sur la plage), nous avons été un peu déçus. En effet, l’exploitation touristique des îles de Thaïlande a ôté à ces lieux magnifiques leur cachet d’origine.

Après cette semaine de plage et de baignade bien reposante, nous sommes pressés de reprendre notre rythme de voyageur à la rencontre de la population et des saveurs traditionnelles.

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avr 3 2010

Népal – Bilan

Le Népal est un pays qui a mis plusieurs jours avant de nous séduire réellement. Nous avons été au début un peu déboussolés par sa capitale grouillante et son si grand nombre de touristes. Nous avons adoré le trek (fatiguant mais avec des vues inoubliables), le safari dans le parc national à la recherche des rhinocéros avait quelque chose de magique, enfin Katmandou et sa vallée ont révélé quelques lieux admirables.

C’est le premier pays à majorité hindouiste que nous avons visité et c’est vraiment différent des pays bouddhistes. Selon certain, le Népal est comme un petit aperçu de l’Inde en un petit peu plus calme. Nous qui avons trouvé les villes du Népal déjà extrêmement animées, on imagine….

En préparant notre voyage, nous avons beaucoup entendu parler du Népal et il semblerait que ce pays soit toujours assimilé à ses activités de montagne (trek des Anapurnas et de l’Everest essentiellement). Ce pays a aussi de beaux parcs nationaux et une richesse architectural à découvrir. Mais le plus important en limitant ce pays au trek concerne la population, nous oublions alors que le Népal est un des pays les plus pauvres au monde. Nous avons en effet été marqués à notre arrivé par le niveau de vie des népalais. En 2007, 68% de la population gagnait moins de 2 dollars par jour. C’est étrange de constater qu’un pays si touristique puisse être si pauvre. De tout les pays que nous avons faits, le Népal est celui où nous avons été le plus confrontés à la difficulté de la vie, ici même les enfants sont malmenés. Le tourisme n’est vraiment pas bénéfique pour tous.

Nourriture

Le plat national s’appelle le daal bhaat, il se compose de riz blanc, d’une soupe de lentilles et d’un curry de légumes. Il peut parfois être accompagné d’un peu de viande. Les népalais mangent cela midi et soir, c’est assez bon quand cela est bien préparé, simplement ce n’est pas très varié. Au restaurant, il est toujours servi à volonté ce qui est pratique sur les chemins de trek. On trouve aussi beaucoup des nouilles sautées avec des légumes ou de la viande (chow mein).  Il y a de nombreux plats provenant des pays voisins, comme les « momos » du tibet. Ce sont des gros raviolis, de viande ou de légume, frits ou cuits à la vapeur. Enfin, il ne faut pas oublier les chapatis (pain indien sans levain) ou les délicieux nans.

Tous ces plats sont bons mais ils représentent quasiment l’ensemble des spécialités népalaises. C’est pourquoi, nous étions très contents de manger indien lorsque cela était possible. Ce sont souvent des currys de viande bien épicés accompagnés d’une bonne quantité de riz. Au Népal, il faut oublier les légumes.

Transport

Le Népal est un pays montagneux et il ne faut donc pas se fier au kilométrage mais plutôt au temps restant indiqué par le chauffeur. Nous avons eu des routes correctes à Katmandou et dans sa vallée, par contre nous avons fait environ la moitié du chemin, pour nous rendre à la ville départ du trek, sur des chemins en terre. Nous nous sommes même retrouvés sur une route en travaux où il a fallu attendre 15 bonnes minutes sous un soleil de plomb, que la pelleteuse arrive pour nous remettre la route dans un état raisonnable pour que le bus puisse passer.

Au niveau des moyens de locomotion, nous avons utilisé les taxis pour Katmandou. Il y en a  beaucoup et ne coûte vraiment pas cher. Sur les plus longs trajets, nous avons utilisé essentiellement des bus locaux. Cela est impressionnant de voir le nombre de personnes que l’on peut entasser dans si peu d’espace. Complètement comprimés les uns sur les autres, nous étions certains que plus personne ne pouvait monter, et pourtant le bus continuait de s’arrêter pour prendre le moindre passager sur le bord de la route et en poussant assez fort, ils arrivent à rentrer… Vraiment incroyable. Enfin, les népalais sont petits, et donc les bus ne sont pas fait pour les gugus d’1m85 de mon genre. Le plafond ne semble pas dépasser les 1m60 et j’ai du passer de très longs moments le coup cassé en deux  à attendre le moment magique de la descente.

Dernière chose, les népalais ne semblent pas avoir la même notion que nous « d’espace privé », vous savez cette bulle invisible à quelques centimètres de vous dans laquelle vous n’aimez pas trop qu’un inconnu rentre. Ici, il ne semble pas poser de problème d’utiliser votre genoux comme accoudoir, votre épaule comme oreiller ou enfin de se coller généreusement sur une des parties de votre corps, même la tête. Cela peut paraitre drôle et farfelu mais c’est réellement ce que nous avons vécu, un peu surpris, lors de nos trajets en bus publique, et lorsque nous devons faire 12h de suite entassés et sous le soleil, c’est long.

Budget

Les grosses dépenses lors de notre séjour concernent les droits d’entrée des différents lieux ou monuments ainsi que les guides pour le trek et notre marche dans le parc national du Chitwan. Hormis cela, le logement et la nourriture ne coutent vraiment pas cher. Tout compris (logement, nourriture, transport, guides, entrées, visas…), 29 jours nous ont couté 1007 euros, soit un peu moins de 35 euros par jour pour 2.

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avr 2 2010

Népal – Association Pomme Cannelle

Elise avait rencontré sur Paris, Véronique, membre de  l’Association Pomme Cannelle, chargée du recrutement des bénévoles, afin de se renseigner sur ce que l’on pourrait faire une fois au Népal.  L’Association a pour vocation d’aider les enfants à sortir de la rue à Katmandou. On peut vous le dire maintenant, c’est la première fois que nous avons vu autant d’enfants ainsi livrés à eux même dans la rue, cela est terrifiant. Garçons comme filles (il y a quand même beaucoup plus de garçons) de tous les âges, errent dans la rue, sniffent de la colle, fouillent les décharges, mendient, jouent…

« Enfants en rupture, en situation de survie, sauvages, violents ou victimes, enfants délaissés, livrés à eux mêmes, tous témoignent du même désir d’être reconnus, écoutés, et aimés. C’est en restant au plus proche d’eux, et à leur écoute, qu’APC a mis en place au fil des années les structures d’accueil adaptées aux situations et besoins divers des enfants rencontrés. ». Texte provenant du site internet de Pomme Cannelle

L’Association Pomme Cannelle est française et ne comprend que des bénévoles. Cependant APC, structure népalaise de l’association qui agit sur place, est une ONG officiellement reconnue par le gouvernement népalais. Elle emploie, à temps complet ou partiel, plus de 40 personnes de nationalité népalaise: responsables des foyers, éducateurs, animateurs socioculturels, cuisinières, éducateurs de rue…

En prenant contact lorsque nous étions en France, nous avons pu transporter pour eux un sac d’affaires paramédicales et faire un don de vêtements et de matériels informatiques. Sur place, nous avons pu rencontrer Hervé, le fondateur de l’association. Il nous a fait visiter 2 foyers. Le premier est pour les enfants vivant dans la rue mais qui tentent de s’en sortir en suivant des formations par exemple. Ce sont souvent des enfants un peu plus âgés qui sont marqués par l’extrême difficulté de leur vie, ils sont durs, ils ont de multiples cicatrices et ont subi les ravages de la drogue. L’autre foyer accompagne les enfants prêts à tomber dans la rue, ils ont encore un lien familial mais vivent de façon précaire, ces enfants sont souvent très jeunes.

J’ai pu, pendant 2 autres journées, aider pour réparer des ordinateurs. Hervé souhaite mettre en place une correspondance par Internet avec une école française et il faut donc bricoler 2 ou 3 vieux ordinateurs pour en faire un en bon état de fonctionnement. Elise, a pu passer une après-midi avec une bénévole auprès d’enfants de 3 à 10 ans. Ensemble, ils ont chanté, dansé, rigolé. Ce sont des enfants en demande d’affection et donc très câlins même s’ils ne connaissaient pas Elise.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur cette association que nous connaissons maintenant un peu mieux, n’hésitez pas à nous contacter ou à visiter les sites Internet.

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avr 1 2010

Népal – Katmandou et sa vallée

Katmandou, capitale du Népal, est une ville surprenante et grouillante. Les petites ruelles du centre sont gorgées de magasins, de trishaws, de motos, de taxis, de chiens, de quelques vaches et de piétons qui essayent désespérément de se frayer un chemin. Dépaysement garantie.

Les conducteurs de trishaws signalent leur présence en appuyant sur une bouteille en plastique scotchée par le goulot à une petite trompette, cela est surprenant mais pas encore trop désagréable. Certains taxis ont des klaxons personnalisés aux multiples tonalités, ça change. Mais le pire, sans aucun conteste, ce sont les motos qui roulent le plus vite possible et klaxonnent en permanence pour que la route se libère. Les avertisseurs sonores des motos sont aigus et très puissants, c’est horrible !!!! Voila ce que nous avons détesté à Katmandou. En faisant donc abstraction des motos, nous avons aimé cette ville pleine de vie.

Nous avons passé environ 10 jours à Katmandou et dans sa région. La vallée de Katmandou est classée au patrimoine mondial de l’Unesco mais ce sont en fait 7 sites différents, éloignés parfois de quelques dizaines de kilomètres, qui sont classés. Nous les avons tous visités.

Il y a tout d’abord les 3 « Durbar Square » des villes de Katmandou, de Patan et de Bhaktapur. Ce sont les anciens palais des centres villes, construits dans un style très particulier, en bois magnifiquement sculpté et en brique. C’est la première fois que nous voyons une architecture de ce style. Les palais et les temples sont tous impressionnants mais le plus beau et aussi le plus chère est, sans aucun doute, celui de Bhaktapur. Cette ville nous a enchanté par son calme, la beauté de ses bâtiments et sa vie encore un peu à l’ancienne dans ses petites rues.

Il y a ensuite les 2 temples hindouistes de Pashupatina et de Changu Narayan.

- Pashupatina est un temple très important pour les hindouistes dans lequel on vénère Shiva. C’est aussi un lieu de crémation : lorsqu’une personne décède, elle est incinérée sur un bucher en suivant tout un rituel sur le bord de la rivière Bagmati. Ce lieu nous a marqué et nous a mis mal à l’aise. En effet, c’est ici que se rassemblent beaucoup de mendiants ayant des problèmes physiques (membres coupés, aveugles…), femmes et enfants demandant la charité et de nombreux sadhus qui demandent de l’argent pour se faire prendre en photo, on se croirait à Calcutta. De plus, nous sommes à proximité des familles endeuillées pleurant le défunt, qui préparent et allument le bucher sans aucune intimité. Nous ne comprenons pas vraiment la place des touristes ici.

- Nous avons beaucoup apprécié Changu Narayan, c’est un très ancien et très beau temple, dans un mignon petit village de briques rouges très peu visité par les touristes (nous étions seuls). Nous avons continué notre marche à travers champ une bonne heure depuis ce temple pour rejoindre le village de Sankhu, lui aussi traditionnel et à l’abri du tourisme de masse mais beaucoup plus grand et moins joli.

Nous avions connu les temples bouddhistes mongols avec les offrandes odorantes de lait, beurre, gâteaux, bonbons et vodka. Les offrandes dans les temples hindouistes sont beaucoup plus colorées et beaucoup plus nombreuses. On retrouve du riz, des bananes, du yaourt, des lampes à beurre, des fleurs et du sindur (poudre rouge aussi utilisé pour les tikas que les hindouistes s’appliquent au milieu du front). Le tout ne sent pas mauvais mais laisse une impression de saleté car chaque divinité sculpté dans la pierre est recouverte de ces dons.

Enfin, pour terminer cette présentation patrimoniale, les 2 temples bouddhistes de Botnath et de Swayambhunath (Monkey Temple ou temple des singes).

- Botnath est un des plus grands temples bouddhiste du monde. Avec la multitude de temples environnants, c’est un des repères principaux pour la grande communauté tibétaine réfugiée au Népal.

- Swayambhunath est quant à lui un lieu intéressant car il permet d’avoir un aperçu des pratiques religieuses bouddhistes, de plus il offre une vue panoramique sur Katmandou mais le plus drôle c’est qu’il est occupé pas de nombreux macaques venus récupérer les offrandes pour se nourrir.

Les macaques sont présents dans de nombreux temples et même à Katmandou, ils sont sacrés et donc souvent nourris. C’est ainsi qu’ils n’ont plus peur de l’homme et envahissent certains territoires, ils sont espiègles, voleurs et parfois agressifs.

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mar 28 2010

Népal – Chitwan

Bien qu’on se soit promis de bien se reposer et de ne plus trop bouger après notre trek en montagne, nous sommes repartis pour 2 journées et demie de marche dans la jungle du parc national de Chitwan, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Nous avons commencé par une promenade en canoë de 2 heures sur la rivière longeant le parc afin de rejoindre le début de notre parcours. Nous avons aperçus une multitude d’oiseaux (beaucoup de martins-pêcheurs, un magnifique marabout, des perruches, des ibis, des faucons, …) mais aussi 3 beaux gavials (crocodile à la mâchoire longue et fine et aux dents males agencées).

Nous sommes ensuite partis à pied, entourés par 2 guides, un devant et un derrière pour notre sécurité, à la recherche des espèces protégées. Nous nous sommes sentis d’un seul coup peu de choses lorsque l’on sait que nous sommes sur le territoire des rhinocéros unicornes indien, des ours lippu, des éléphants d’Asie ou encore des tigres du Bengale. Avant de commencer la marche, voici les consignes de sécurité promulguées par nos guides et elles ne sont pas anodines, il y a des attaques assez fréquemment, surtout de la part des rhinocéros. A noter que notre seule arme de défense est le bâton en bambou que possède chacun de nos guides. Si un rhinocéros charge, il faut grimper à un arbre, si ce n’est pas possible il faut se cacher derrière un gros arbre et si ce n’est pas possible il faut courir en zigzag et laisser tomber son sac pour gagner quelques secondes. Si un ours attaque, il faut se regrouper tous ensemble, taper au sol avec les bâtons et crier pour essayer de l’effrayer. Concernant le tigre, le guide n’en parle même pas, il attaque rarement et s’il attaque vraiment, il n’y a pas grand-chose à faire…

La végétation est très variée, de la forêt sèche à la forêt très humide en passant par des zones de hautes herbes. Nous sommes passés un peu partout, empruntant des chemins tracés ou coupant au milieu de nul-part. Lors de ces 2 journées et demie de marche en pleine chaleur, facilement 35°C, ce qui change après les -3°C d’il y a une semaine, nous avons pu observer 4 rhinocéros dont 2 fois en plein milieu du chemin. Le second, un mâle imposant faisant environ 4 tonnes, nous a regardé, a marqué son territoire puis a continué sa route… De plus nous avons vu plusieurs crocodiles des marais, une multitude de cerfs, un sanglier et beaucoup de beaux oiseaux mais nous n’avons pas vu d’ours et encore moins de tigres… On peut se rassurer, aucun autre touriste que nous avons rencontré n’en a vu. A titre d’exemple, un guide de l’agence travaillant ici depuis 10 ans n’a vu des tigres que 4 fois (il y en a environ 110 dans le parc).

Lors de cette excursion, nous avons dormi dans un tout petit et très joli village Tharu situé en bordure du parc. L’hébergement est plus que sommaire mais les gens sont accueillants et très souriants, nous sommes ravis.

Après ces longues journées de marche sous la chaleur écrasante, nous sommes heureux de retrouver notre guest house à Sauhara (village principal autour du parc) avec son beau jardin ombragé. Pour terminer notre séjour à proximité de cette réserve,  nous avons fait le classique tour à dos d’éléphant dans la jungle. Après avoir passé de si beaux moments seuls dans le parc, sans un bruit, c’est déconcertant de voir autant de touristes, bêtement assis sur ces éléphants. Mais nous en faisons parti et le pire c’est que nous voyons beaucoup mieux les animaux depuis le dos des éléphants qu’à pied. En seulement une heure, nous pouvons approcher 2 rhinocéros prenant leur bain à quelques mètres de nous, alors qu’à pied nous ne pouvions aller à moins de 50 mètres à cause du danger. De plus les biches ne bougent quasiment pas à l’approche du pachyderme alors qu’elles détalaient de loin aux bruits de nos pas. Nous verrons aussi 2 crocodiles et quelques macaques.

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